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GESTION CLASSIQUE / Gestion alternative |
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Réflexion financière et économique / Mars 2008 LA GESTION CLASSIQUE La gestion classique de valeurs mobilières consiste uniquement à acheter des actions ou des obligations à un moment qui semble opportun, pour les revendre quelques mois ou quelques années après. Tout l’art de l’investisseur vise à enregistrer un profit entre ces deux opérations. Mais est-ce encore un art ? Ne s’agit-il pas plutôt, sous couvert d’épargne, d’un jeu de hasard aux risques multiformes et imprévisibles, aux règles floues et élastiques, biaisées par la subjectivité ou les intérêts cachés des intervenants importants ? À part des émotions fortes, que vous a rapporté ce type de gestion depuis 8 ans ? Les marchés financiers deviennent de plus en plus volatiles, donc dangereux pour le capital placé. Y rester longtemps investi multiplie les risques « d’accident ». Aucune action n’est à l’abri d’une chute brutale ; ces dernières années ont vu s’effondrer de grosses capitalisations qu’on croyait indestructibles. Les professionnels comme les amateurs viennent de subir une fois de plus des pertes cinglantes. Les analystes financiers vous prodiguent imperturbablement des conseils d’achat, même dans des marchés qui dégringolent à un rythme soutenu : plus de 90 % de leurs conseils sont des conseils d’achat. Les gestionnaires vous rassurent en affirmant qu’il est trop tard pour vendre, que le pire de la baisse est passé. Les motivations des uns et des autres sont loin d’être en adéquation avec vos intérêts. Bien sûr, les marchés vont « remonter ». Mais quand ? Pendant combien de temps ? Jusqu’où ? Une seule chose est certaine : ils vont ensuite redescendre ! Mais quand ? Pendant combien de temps ? Jusqu’où ? Quand acheter ? Maintenant, au risque de perdre encore 20 % de votre capital (ou plus) ? Dans 1 an, au risque de manquer une bonne partie de la hausse ? Et quand vendre ? Maintenant, au risque de voir ensuite les marchés grimper sans vous ? Dans 5 ou 10 ans, au risque de retrouver les prix d’aujourd’hui, voire des prix plus bas ? Conserver pour le long terme ? Demandez aux investisseurs japonais, qui n’ont pas revu leurs cours d’achat depuis 28 ans ? Qui peut vous donner des réponses formelles ? Les voyantes, les analystes, les « gourous » de Wall Street, la presse spécialisée, votre gestionnaire ? Toutes ces interrogations lancinantes (et bien d’autres concernant l’économie mondiale, la situation géo-politique ou la fiabilité de l’information financière, par exemple) font partie intégrante du monde de la gestion classique. La Gestion alternative Que faire de votre épargne, dans ces conditions ? Devez-vous vous résigner au seul « Livret A » ? Non, certes non ! Les marchés financiers regorgent d’opportunités quotidiennes ! À condition de ne pas s’astreindre à une forme d’intervention rigide qui consiste seulement à acheter puis conserver des actions ou des obligations. Il existe une multitude d’autres stratégies profitables sur de nombreux marchés différents, comme par exemple les produits dérivés. Il y a chaque jour, chaque mois, chaque année, d’innombrables occasions de plus-values pour les professionnels qui ont su sortir des sentiers battus et se donner les moyens de capter une partie de ces plus-values dues aux mouvements permanents des marchés, quelle que soit leur direction. L’ensemble de ces méthodes d’intervention est regroupé sous l’appellation GESTION ALTERNATIVE. Que ce soit sur les marchés actions, les futures, les options, les devises ou les matières premières, un nombre croissant de professionnels travaillent quotidiennement à l’appréciation des capitaux qui leur sont confiés. Des livres entiers ne suffiraient pas à faire le tour de la grande diversité des techniques et méthodes qu’ils utilisent. Certaines d’entre elles, comme l’arbitrage, rendent même le résultat de leurs opérations totalement indépendant de la direction du marché sur lequel ils opèrent. Originellement, les services de ces professionnels (appelés « traders ») étaient réservés aux grandes institutions financières, qui en emploient toujours des armées entières. Depuis plus de 35 ans aux Etats-Unis, certains d’entre eux se sont « mis à leur compte » et valorisent leurs propres avoirs ou ceux de leurs clients, particuliers ou institutionnels. On les appelle, là-bas, des CTA (Commodity Trading Advisor). Leur statut, reconnu par les autorités de marché américaines, n’a rien de commun avec celui des gestionnaires classiques (il est même possible à tout citoyen américain d’intégrer ce type de gestion dynamique à son plan d’épargne retraite). Ils sont environ un millier aujourd’hui, regroupés pour la plupart en associations ; leurs performances sont publiées régulièrement dans la presse financière et sur certains sites internet spécialisés (autumngold.com, managedfutures.com, iasg.com…) En dehors de ces informations, la seule publicité qui leur soit autorisée est le « bouche-à-oreille », ce qui n’empêche nullement la croissance explosive de leur clientèle. La déconfiture de la gestion classique, ajoutée aux résultats plus qu’honorables des meilleurs d’entre eux, constitue d’ailleurs un argument commercial en leur faveur. Les gestionnaires alternatifs se rémunèrent en pourcentage de performance, ce qui garantit à leurs clients l’absence de tout conflit d’intérêt. La GESTION ALTERNATIVE est en plein essor. Elle offre à votre épargne toute une palette de produits et de services s’adaptant à vos demandes en termes de performance et de risque. Vous pouvez la concevoir comme un outil de gestion à part entière de la totalité de vos avoirs, ou bien comme une diversification pour vos placements classiques. |