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Les
transitions nombreuses et rapides qu’impose le monde actuel ont fait naître ce
métier qui a pour but de faciliter le changement et de rétablir l’équilibre.
Comme tous les autres métiers (médecins, avocats, psychologues…), il nécessite des compétences de base qui doivent faire l’objet d’une formation. On ne s’improvise pas coach !
Coaching et thérapie
La plupart des différences entre la thérapie moderne et le coaching personnel ne sont pas aussi grandes que ce que nous aurions pu penser. Les deux ont face à eux des adultes « équilibrés » qui souhaitent travailler sur une situation difficile. Les deux se concentrent pour aider les personnes à faire des changements et à atteindre des buts importants.
Par contre, coach et thérapeute,
chacun a une approche spécifique.
Un renforcement personnel |
Une évolution personnelle |
La résolution de questions |
Une évolution personnelle |
Pourquoi moi ? Pourquoi cela ? |
Qu’est-ce qui vient après ?
Qu’est-ce qui se passe ? |
Surmonter des obstacles |
Faire un effort soutenu |
Une relation traditionnelle |
Une collaboration, un partenariat à égalité |
L’inconscient > au niveau conscient |
Le conscient > aux niveaux de conscience |
S’éloigner de |
Aller vers |
Orienter le regard en arrière |
Se concentrer vers l’avant |
Elever ses standards |
Elever ses standards |
Quelque peu vulnérable |
Esprit ouvert, non vulnérable |
Approche cognitive /
Modèles de comportement |
Approche toujours constructive |
Laisser aller |
Dynamique de vie |
Besoin d’aide |
Vouloir un partenaire |
Douleur |
Frustration |
Passe > au présent |
Présent > au futur |
Besoins, vouloir |
Besoins, vouloir |
Se concentrer sur des questions non résolues |
Se concentrer sur des objectifs et des actions |
Analyser l’information |
Agir par rapport à l’information |
Discussion orientée vers le ressenti |
Discussion pour des actions orientées |
Compréhension de soi |
Estime de soi |
Elévation, soutien |
Catalyseur, challenge |
Demande : « pourquoi ? » |
Demande : « comment ? » |
Progression lente |
Progression rapide |
Patients/clients |
Clients |
Modèle médical |
Modèle de performance |
Traitement |
Co-création |
Curatif |
Accomplissement |
Parler de ses problèmes |
Parler de sa situation présente |
La plupart du temps : monologue |
La plupart du temps : dialogue |
Progrès |
Performance |
Ce qui était |
Ce qui est (maintenant) |
La durée dépend du professionnel |
Durée définie ensemble |
Normes de comportement |
Originalité, unicité |
Analyse et compréhension |
Possibilité |
Pathologie |
Expérimentation, découverte |
Espoir |
Inspiration |
Concept du moi |
Travail sur soi |
Diagnostic |
Estime de soi |
Appui |
Appui et solution |
Pronostic pour le rétablissement |
Chances de succès |
Anxiété |
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Dépression |
- |
Trauma |
- |
Peurs émotives |
- |
Addictions |
- |
Compulsif |
- |
Dérive émotionnelle |
- |
Névrose |
- |
Psychose |
- |
Guérison des blessures émotionnelles |
- |
Histoire personnelle |
Relate ses expériences |
S’imposer des limites |
Notion d’opportunités manquées |
Acceptation |
Evolution |
Conflits |
Paradoxes |
Réalité |
Paradigme |
Reconstitution |
Développement |
Guérison |
Evolution |
Faire face à / Mécanismes de protection |
Construire ses ressources |
Croyances |
Fonctionnement personnel |
Responsabilité |
Responsabilité |
Stabiliser |
Equilibrer |
Nouvelle perspective |
Nouvelle approche |
Confidentiel |
Confidentiel |
Dynamique de famille |
Dynamique de groupe |
Maux |
Actions |
Dynamique personnelle |
Modèle personnel |
Faiblesses |
Forces |
Problèmes |
Solutions |
Tend vers le processus |
Tend vers les résultats |
Guérir du passé |
Créer le futur |
Conscience de son comportement |
Conscience de sa personnalité |
Plainte |
Tolérance |
Réaction |
Réponse |
Restauration |
Perfectionnement |
Passif |
Actif |
De dysfonction à fonctionnel |
De fonctionnel à extraordinaire |
Focaliser sur une compétence |
Compétences illimitées |
Les coaches qui ne sont pas formés en psychologie ou en thérapie ont le devoir absolu de recommander aux thérapeutes spécialisés un coaché qui présente des problèmes psychologiques et émotionnels visibles. Il est essentiel que les coaches se mettent en rapport régulier avec des psychologues cliniciens ou des psychothérapeutes diplômés avec lesquels ils pourront discuter du besoin ou de la pertinence de la thérapie dans un cas spécifique.
Le coach doit bien comprendre les aspects psychologiques du coaching, et se sentir en confiance et compétent dans ce domaine. Cela exige d'être formé et supervisé par un clinicien.
Différence entre coaching et formation
Aucune formation en salle ne peut inclure l’ensemble de la problématique personnelle de quelqu’un. Les formations « boostent » tout le monde sur quelques semaines, puis le quotidien reprend ses droits.
Le coaching est la solution qui permet à chacun de faire le pont entre la théorie et son activité. Pour qu’une formation puisse s’intégrer dans le quotidien, une régulation en coaching est indispensable.
Quelques différences entre la formation et le coaching :
Dans la formation, le formateur donne la formation qu’il a créée, alors qu'en coaching l’apprentissage est établi en collaboration avec le client qui décide du planning.
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Dans la formation, le
changement vient de l'extérieur, alors que le coaching travaille à clarifier
les valeurs et renforcer la motivation intrinsèque du client.
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Certains stagiaires tirent
avantage d'un programme de formation alors que d'autres non. A l’inverse, une
intervention de coaching est personnalisée et répond aux besoins et aspirations
de l'individu.
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Les stagiaires sont
fréquemment inscrits d'office à une formation alors que le coaching bien
compris est toujours volontaire.
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La formation implique
rarement un feedback, alors que le processus de coaching inclut un feedback et
un apprentissage permanents.
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La formation tend à renforcer
un style de management traditionnel, hiérarchique, alors que le coaching est un
processus plus «démocratique», plus interactif.
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En coaching, il s'agit de
changement de comportement durable, alors que la formation n'amène pas de
modifications majeures dans la façon de penser ou d'agir.
Le coaching et la supervision
La supervision est un soutien professionnel avisé, un
conseil dans votre domaine. Il nécessite un haut niveau de communication.
Traditionnellement, la supervision était une relation
hiérarchique impliquant un vétéran dispensateur de sagesse, de connaissance et d'avis éclairé à un débutant.
Actuellement, ce n’est plus le cas, la relation de supervision étant basée sur une collaboration, mais les superviseurs sont en général reconnus en tant qu’experts dans leur domaine.
La relation coaching peut être utilisée en supervision mais les deux disciplines comportent des compétences bien spécifiques pour leur réussite.
Un superviseur est un conseiller, un guide qui peut aider un individu à apprendre plus vite et plus efficacement que s'il était seul. Pour réussir dans cette tâche, les superviseurs emploient toute une palette de compétences de coaching. Ils utilisent un dialogue honnête et authentique pour clarifier les problèmes et rechercher des solutions. Quoiqu'ils puissent donner plus de conseils et être plus directifs qu'un coach, les superviseurs donnent le conseil sous la
forme d'une suggestion ou d'une possibilité.
Un coach qui a travaillé avec un coaché pendant très longtemps peut adopter un rôle de superviseur une fois que le coaching formel est terminé. A ce moment-là, il devient plus le « conseiller » du coaché. Dans ce rôle, le coach soutient et encourage le coaché et propose du conseil quand le besoin s'en fait sentir.
Le coaching et le consulting
Il est parfois difficile de distinguer le coaching du consulting. Parfois, des coaches peuvent très bien travailler avec des dirigeants sur des questions stratégiques et des changements de systèmes ou de procédures. Les compétences nécessaires à ces tâches sont la reconnaissance et la compréhension du fonctionnement des systèmes, la gestion de projets, la formation des décideurs, la persuasion et la vision à long terme.
Le coaching et le conseil en management
Le conseil adopte en général une approche réparatrice qui met l'accent sur les déficiences et les problèmes d’où découle l'incapacité à suivre une ligne de conduite donnée.
Dans le conseil, le statut est plus important : la
personne a un problème et le conseiller va le régler ; il est un expert dans un domaine.
Le conseil se focalise sur les comportements réactifs et leur modification. Le conseil répond à un besoin immédiat, il est occasionnel.
Le conseil en organisation est une discipline étroitement liée au coaching – et parfois confondue avec lui. Le conseil en organisation implique habituellement qu'on contourne une sous-performance en résolvant un problème particulier. De tels problèmes peuvent entraîner du stress, de l'angoisse, une piètre qualité de travail, de l'absentéisme et des délais souvent dépassés.
Bien qu'un conseiller en organisation puisse adopter un rôle de coach, il existe des différences essentielles entre les modèles traditionnels de conseil et de coaching :
Le but du conseil est d'amener des employés problématiques à reconnaître qu'un fossé sépare leurs performances actuelles de celles qui sont attendues d'eux, d'identifier la cause du problème et de développer un plan d'action pour le résoudre.
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Le coaching est un processus de développement continuel par lequel les employés acquièrent les talents et les capacités dont ils ont besoin pour s'épanouir professionnellement et personnellement, et ainsi mieux réussir dans l'entreprise comme dans la vie privée.
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Le conseil recherche les causes du problème ou de la sous-performance, alors que le coaching met l'accent sur de nouveaux champs de compétence et d'action.
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Le modèle de conseil traditionnel suit en général une approche réparatrice, pointant les déficiences et les problèmes.
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Le coaching souligne les points forts et les succès.
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Le conseil n'insiste généralement pas sur l'évaluation, alors que le modèle du coaching introduit dès le début de l'intervention des outils diagnostics d'apprentissage et de développement ainsi que d'évaluation du comportement (comme par exemple le «360 degrés»).
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Le conseil traditionnel se concentre sur l'exploration de problèmes et de comportements interactifs, alors que le coaching est
pro-actif et cherche à reconnaître et prévenir les problèmes avant qu'ils n'apparaissent.
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Le conseil est occasionnel et basé sur une nécessité ponctuelle, alors que le coaching implique généralement un contrat initial de trois à six mois.
Bien qu'il existe des différences majeures entre le conseil en management et le coaching, les deux professions offrent quelques similitudes. Dans un certain sens, tous les coaches sont des consultants alors que peu de consultants sont des coaches. Voici les ressemblances et les différences entre les deux rôles :
Similitudes |
Différences |
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Les deux accompagnent le changement organisationnel
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Les deux résolvent des problèmes, fixent des objectifs et conçoivent des plans d’action
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Les deux peuvent concevoir et animer des ateliers et travailler avec des équipes
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Les deux peuvent être envisagés comme des remèdes rapides, des interventions réparatrices sur un individu précis, plutôt que comme des actions en profondeur sur les racines mêmes de l’organisation
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Le coaching peut être entrepris en dehors d'une
relation de consulting
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Les consultants sont souvent des experts dans un
domaine de l'industrie ou des affaires, alors que l'expertise du coach se
situe dans le champ de la communication, de la conversation, des aptitudes
relationnelles et des émotions
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Les services des consultants sont basés sur
l'information, alors que le coaching est centré sur les relations
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On attend souvent des consultants qu'ils fournissent
des réponses, alors que les coaches suscitent les réponses de l'individu
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Les consultants rassemblent et analysent
l'information, écrivent des rapports et font des recommandations
systématiques basées sur les besoins de l'organisation. Ils sont rarement
utilisés pour accompagner les individus durant les périodes de transition et
de changement. Alors que les coaches travaillent avec les individus pendant
et après des changements organisationnels
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Les consultants ont tendance à prescrire des
solutions toutes faites, «commerciales», alors que le coaching est
plus personnalisé et attentif aux besoins de l'individu, à ses valeurs et
objectifs.
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Les consultants se concentrent généralement sur des
questions de travail, alors que le coaching est plus global et inclut
d'autres aspects de la vie d'un individu
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Les consultants s'occupent de problèmes spécifiques,
alors que les coaches voient plus grand et restent prêts à inventer et tirer
profit des opportunités.
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Coaching et apprentissage
Le coaching est à la fois un véhicule et une plateforme d'apprentissage. Le coaching améliore la faculté d'apprentissage de l'individu et l'efficacité de son action. Le coaching est un moyen d'apprendre personnalisé et auto-dirigé. Il pourvoit au besoin de contrôle de l'individu, et s'adapte à son rythme et à son style personnel. Pour pouvoir travailler efficacement dans ce domaine, le coach a besoin d’une compréhension globale de la manière dont les adultes apprennent. Il a été démontré que les individus qui réussissent basent leurs actions sur 4 valeurs :
- rester dans une forme de contrôle unilatéral
- maximiser les gains et minimiser les pertes
- supprimer les émotions négatives
- être aussi rationnel que possible
L'apprentissage peut être bloqué parce que l'énergie de l'individu est détournée vers la conservation de ses comportements défensifs. A ce moment-là, le coaching sera centré sur la
connaissance de soi qui permettra l'auto-critique et le feedback des autres. Sinon, le changement aura peu de chances de s'effectuer.
Les adultes cherchent :
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à s’auto-actualiser : auto-suffisance, réalisation du potentiel, expression de soi-même, accomplissement et épanouissement. Mais ces besoins ne peuvent être satisfaits que si ceux des niveaux inférieurs, comme le besoin de sécurité et d'acceptation par autrui, sont comblés. De plus, l'apprentissage ne peut se manifester que dans le contexte d'une relation de confiance et d'acceptation qui contribue à l'estime de soi de l'individu.
- à apprendre ce qui va leur permettre de répondre à un besoin immédiat.
C'est pourquoi les programmes de coaching doivent cibler des comportements et des compétences spécifiques. De vagues promesses d'amélioration de performance et d'efficacité relationnelle ne suffiront pas à attirer et à faire adhérer les individus et les organisations à « l'aventure » du coaching.
Coacher la performance n’est pas coacher l’apprentissage bien que la performance implique souvent un apprentissage. L’apprentissage c’est :
- se concentrer sur ce qui se passe dans l'individu, alors que la performance est centrée sur son environnement professionnel.
- un accroissement des connaissances et des aptitudes de l'individu, alors que la
performance dépend des compétences de l'individu dans l'entreprise.
- de nouvelles informations, hypothèses, croyances et émotions qui produisent des
changements dans la manière globale d'être au monde de l'individu. La
performance peut être mesurée par rapport à des normes comportementales
extérieures.
Le processus de coaching engage le coaché dans un programme d’apprentissage continu mais les coaches, également, apprennent en permanence. Un coach doit se familiariser avec les derniers développements du coaching, les meilleurs outils et techniques disponibles et, surtout, répondre aux exigences croissantes concernant les connaissances, les aptitudes et les qualités et cela toute sa vie.
Le coaching et le counseling
Le counseling est une relation
d'aide en situation. Sa première caractéristique est d'apporter une aide, une médiation à un groupe ou une personne dans son contexte propre. Il s'exerce
dans l'ici et le maintenant de la réalité sociale, et ce dans tous les domaines
de la vie personnelle, professionnelle et collective. |